Pascale Lehoux, pour une innovation responsable en matière de santé

Pascale Lehoux, pour une innovation responsable en matière de santé

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Chercheuse à l’IRSPUM et professeure au Département d’administration de la santé de l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM), Pascale Lehoux obtient une subvention de 2,9millions de dollars du premier concours pilote 2014 du volet Fondation des IRSC.

Mme Lehoux estime que la direction que prend l’innovation technologique en santé dépend largement du capital de risque et des règles spéculatives des marchés financiers. Ceux qui développent des innovations doivent viser des grands marchés, comme le marché américain, et démontrer que leur entreprise soutient une croissance rapide. Nous aboutissons avec des technologies très coûteuses que les systèmes de soins peinent souvent à intégrer et qui répondent mal aux besoins de santé les plus pressants. L’objectif de son programme de recherche est d’élucider de nouvelles manières de concevoir, de financer et de manufacturer des innovations. Ces nouvelles manières de faire émergent à différents endroits dans le monde et ont en commun la volonté de sortir des ornières trop étroites établies par la recherche stricte du rendement économique.

Pour les sept prochaines années, ce financement va permettre à Pascale Lehoux, titulaire de la Chaire de l’Université de Montréal sur l’innovation responsable en santé et fondatrice d’Hinnovic, un blogue indépendant qui se consacre à l’analyse des innovations en santé, de travailler sur des questions qui la tiennent à cœur depuis longtemps et qui sont vraiment importantes, autant du point de vue de la santé publique que du point de vue des politiques de soutien à l’innovation. Pour ce faire, elle a réuni une équipe de calibre international qui permettra de faire des bonds de géant sur ce qu’est l’innovation responsable en santé et sur les manières de favoriser son développement et sa pérennisation dans les systèmes de soins.

Son équipe de recherche va examiner au Québec, en Ontario, en France et au Brésil comment des stratégies de financement qui poursuivent simultanément un rendement économique et social (impact investing) permettent à des entreprises reposant sur l’entrepreneuriat social de développer et de mettre en marché des biens et services socialement responsables dans des secteurs tels que la santé des adolescents, les maladies chroniques et le vieillissement. Le besoin d’innovations qui favorisent l’implication et l’autonomie des patients est grand et ce sont des terreaux fertiles pour repenser les liens entre économie et santé publique.

Source : IRSPUM, communiqué originalement publié le 28 juillet 2015